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La Communication dans les systèmes humains, comprendre et agir

Lorsque la communication se met en boucle, lorsqu'elle se fait des nœuds nous sommes alors pris dans divers cercles vicieux, liés à des malentendus plus ou moins fondamentaux entre personnes, au sein d'un groupe, le plus souvent dans la famille.
L'Approche Système est une démarche efficace et respectueuse des personnes.C'est une approche psycho-relationnelle qui a développé un ensemble de concepts et d'outils permettant de comprendre les phénomènes relationnels complexes qui naissent dans les groupes humains comme les institutions et les familles.
La cause des difficultés est rarement dans une personne seule, mais plutôt dans les règles relationnelles officieuses, implicites, voire cachées dont le groupe s'est doté au fil du temps.
L'Approche système fait de chacun un acteur relationnel doté d'un certain nombre d'outils d'intervention au sein du groupe.
Par exemple dans les situations de conflits ou de malentendus graves elle permet à l'acteur social de découvrir des modalités relationnelles très efficaces tout en se situant dans une éthique relationnelle élevée.

> Contes et boucles systémiques
> Qu'est-ce que l'approche systémique ?
> Domaines d'utilisation de la systémie
> La compétence des Familles

• Contes et boucles systémiques

• Conte systémique

Le Père – Quand je vois ma femme et mon fils en conflit, en train de s'injurier, claquer les portes, pleurer et parfois se menacer d'en venir aux mains, je ne peux pas m'empêcher de m'interposer.
La Mère – Tu as vu comment tu t'interposes. A chaque fois je me sens désavouée, tu protèges ton petit chéri et tu ne me soutiens jamais.
Le Fils – Elle me dit des horreurs.
La Mère – Et d'avoir souhaité me voir morte ce n'est pas une horreur peut-être. Tu m'attaques en permanence, je suis bien obligée de me défendre. D'autant que ton père te soutient.
Le Père – Au fond je serais d'accord avec toi si tu n'étais pas aussi dévalorisante avec lui. Tu n'as jamais su exprimer des sentiments et des opinions positives, tu es toujours négative.
La Mère – Je me sens tellement seule (elle pleure), mon mari ne m'aime peut être plus et il est toujours en train de faire des clins d'œil et autres signes de connivence à notre fils.
Le Père – J'ai tellement peur que sur un coup de tête il nous quitte, et fasse une bêtise.
Le Fils – C'est ce qui va arriver si celle-ci continue à m'emmerder.
Le Père – Ne parle pas comme cela à ta mère, tu sais qu'elle est fatiguée en ce moment.
La Mère – Soupirs, pleures – Elle quitte la pièce en larmes.
Le Père ( au fils) – Tu vois, je te l'avais dit. Arrêtes de la provoquer...

Le vieux systémicien arrête la vidéo de la scène, et regarde avec bonhomie son jeune collègue:
Qu'est ce que tu penses de cette chorégraphie douloureusement superbe, arrives-tu à percevoir la logique circulaire et cette forme de terrible complicité carcérale dans laquelle chacun se sent victime de l'autre et jamais source de tension ?

Le jeune systémicien :
Je vois bien le cercle infernal entre eux mais je me demande comment entrer moi-même pour arrêter ce « jeu ».

Le vieux :
Je crois que dans un premier temps tu pourrais essayer d'adopter une position basse et, en quelque sorte prescrire le dysfonctionnement : par exemple tu pourrais leur expliquer, en parlant à chacun comme s'il était unique et seul, que tu as bien perçu le sentiment profond de solitude, de désarroi et de colère qui est à l'intérieur du père, de la mère et du fils.
Une sorte de migraine vertigineuse s'est emparée de toi en constatant combien chacun était à la fois victime et acteur dans ce cercle vicieux. Pour l'instant tu as besoin de réfléchir à ta prochaine rencontre avec eux, et d'ici là tu penses qu'ils ne doivent rien changer à leur si douloureuse danse, car changer pourrait bien encore être pire.
Qu'ils soient patients et fassent un effort pour continuer leur terrible rituel.

• Boucle N°1 : le bucheron et le vieil indien

Il était une fois... un homme, amoureux de la nature, mais piètre connaisseur de ses lois. Il décida de faire retraite dans le Grand Nord Canadien. Arrive le moment où il se doit de faire provision de bois pour l'hiver. Il commence donc à couper et débarder. Après avoir coupé une quantité, qu'il juge raisonnable, de stères de bois, il s'interroge: « Ai-je assez de bois pour l'hiver ? »
Or, il a comme voisin proche un vieil indien, souvent assis devant sa hutte et qui le regarde tranquillement bûcheronner en fumant une vieille pipe. Il va donc à la rencontre de l'indien et lui demande comment sera l'hiver. L'indien lui répond ainsi : « L'hiver sera rude, homme blanc ! »
Notre homme retourne dans la forêt abattre d'autres arbres. Ce qui augmente considérablement le stock de bois. De nouveau incertain d'avoir réuni assez de combustible il se décide à interroger une nouvelle fois le vieil indien qui lui répond imperturbablement : « Cette année, l'hiver sera très, très rude !! »
Le découragement s'empare alors de l'optimiste bûcheron, quand vint à passer un vieux trappeur qui connaît bien le Grand Nord et ses habitants. Il s'étonne de voir une coupe de bois réalisée pour plusieurs hivers. Ils vont ensemble rendre visite au vieil indien et lui demandent des explications. A cela le vieil homme répond :
« Quand homme blanc couper beaucoup de bois, hiver être très rude ! »

qui plus conte

• Boucle N°2 : Est-ce que, vraiment, tu m'aimes ?

· Elle - M'aimes-tu ?
Lui - Oui, je t'aime
· Elle - Plus que tout ?
Lui - Oui plus que tout
· Elle - Plus que le monde entier ?
Lui - Oui plus que le monde entier
· Elle - Aimes-tu être à côté de moi ?
Lui - Oui j'aime être à côté de toi
· Elle - Tu aimes me regarder ?
Lui - Oui j'aime te regarder
· Elle - Est-ce que tu me trouves stupide ?
Lui - Non je ne te trouve pas stupide
· Elle - Je ne t'ennuie pas ?
Lui - Non tu ne m'ennuies pas
· Elle - Aimes-tu mes sourcils ?
Lui - Oui j'aime tes sourcils
· Elle - Beaucoup ?
Lui - Oui beaucoup
· Elle - Tu aimes mieux ceux de droite ou ceux de gauche ?
Lui - Voyons je ne veux pas faire de jaloux
· Elle - Réponds
Lui - C'est la perfection même des deux côtés
· Elle - Je ne te crois pas
Lui - Je dis la vérité
· Elle - Est-ce que, vraiment, tu m'aimes ?
Lui - Oui vraiment je t'aime
· Elle - Dis « Je t'aime »
Lui - Je t'aime
· Elle - Veux-tu me prendre dans tes bras ?
Lui - Oui je veux te prendre dans mes bras, et te caresser et tout et tout
· Elle - C'est bien ?
Lui - Très bien
· Elle - Jure que jamais tu ne me quitteras ?
Lui - Je jure que jamais je ne te quitterai, juré cra­ché, que je meurs si je mens
.................................( silence).....................................puis de nouveau.............
· Elle - Est-ce que, vraiment..., tu m'aimes ?

(extraits de Est-ce que tu m'aimes ? Textes de Ronald Laing parus chez Stock 1978)

 

• Qu'est-ce que l'approche systémique ?

Quelques pères, grands pères et repères pour une pensée systémique

1/ Le changement de paradigme

plus fritjof capraFritjof CAPRA est physicien (physique des particules), chercheur à l'université de Berkeley (californie), théoricien des systèmes, il élargit le cadre de la théorie de la complexité des systèmes aux domaines sociaux dans une récente parution (The Hidden Connections-2004).

« En tant que physicien, mon intérêt principal s'est porté sur le changement radical de concepts et d'idées qui s'est produit dans la physique pendant le premier tiers de ce siècle, et dont l'élaboration est toujours en cours au travers des théories actuelles de la matière. Les nouvelles conceptions de la physique se sont traduites par la transformation significative de notre vision mécaniste du monde — issue de Descartes et Newton — en une vision écologique et holistique.
À la crise intellectuelle des physiciens quantiques des années 1920 correspond aujourd'hui une crise culturelle identique, mais bien plus étendue.
Nous assistons alors à un changement de paradigme non seulement dans le domaine clos des sciences, mais aussi dans un cadre social plus global. »

Crise de la perception

L'étude approfondie des problèmes majeurs de notre époque s'accompagne d'une prise de conscience croissante de l'impossibilité à les appréhender de manière isolée.
Ces problèmes sont systémiques, ce qui sous-entend qu'ils sont étroitement liés et dépendants les uns des autres.
La stabilisation de la population dans le monde, par exemple, ne pourra s'opérer que si la pauvreté mondiale diminue. La disparition des espèces animales et végétales à une échelle massive se poursuivra tant que l'hémisphère Sud croulera sous le poids des dettes.
La pénurie des ressources et la dégradation de l'environnement se sont ajoutées au développement rapide des populations, provoquant ainsi l'éclatement des communautés locales, conduisant également à la violence ethnique et tribale qui est devenue la principale caractéristique de l'après-guerre froide.
Oui, il existe des solutions aux problèmes majeurs de notre temps, mais elles supposent un bouleversement total de nos perceptions, de nos valeurs et de notre façon de penser. Nous vivons aujourd'hui l'amorce d'un changement véritablement fondamental dans l'approche mondiale de la science et de la société, un changement de paradigme aussi radical que la révolution copernicienne.
D'un point de vue systémique, seules les solutions « durables » sont viables.
Le concept de la « durabilité » est devenu un élément clé du mouvement écologique, d'une importance cruciale. Lester Brown du Worldwatch Institute en a donné une définition d'une beauté et d'une simplicité évidente : « Une société durable, c'est celle qui répond à ses besoins sans réduire les perspectives d'avenir des autres générations . » (La toile de la vie, éditions du Rocher – 2003)

2/ La nécessité de la pensée complexe

plus edgar morinEdgar Morin s'est attaché dans toute son œuvre à mettre en évidence la complexité du monde et de l'homme et à proposer une méthode pour la concevoir.
Aujourd'hui directeur de recherche émérite au CNRS, Edgar Morin est docteur honoris causa de plusieurs universités à travers le monde.
Son travail exerce une forte influence sur la réflexion contemporaine, notamment dans le monde méditerranéen et en Amérique latine, et jusqu'en Chine, Corée, Japon.
Il a créé et préside l'Association pour la pensée complexe, l'APC.

Qu'est-ce que la complexité ? (introduction à la pensée complexe – Edgar Morin –éditions du Seuil – 2005)

« Au premier abord, la complexité est un tissu de constituants hétérogènes inséparablement associés (complexus : ce qui est tissé ensemble) : elle pose le paradoxe de l'un et du multiple.
Au second abord, la complexité est effectivement le tissu d'événements, actions, interactions, rétroactions, déterminations, aléas, qui constituent notre monde phénoménal. »
« Mais alors la complexité se présente avec les traits inquiétants du fouillis, de l'inextricable, du désordre, de l'ambiguïté, de l'incertitude... D'où la nécessité, pour la connaissance, de mettre de l'ordre dans les phénomènes en refoulant le désordre, d'écarter l'incertain, c'est-à-dire de sélectionner les éléments d'ordre et de certitude, de désambiguïser, clarifier, distinguer, hiérarchiser... Mais de telles opérations, nécessaires à l'intelligibilité, risquent de rendre aveugle si elles éliminent les autres caractères du complexus ; et effectivement, comme je l'ai indiqué, elles nous ont rendus aveugles. »
« Or la complexité nous est revenue, dans les sciences, par la voie même qui l'avait chassée. Le développement même de la science physique, qui s'employait à révéler l'Ordre impeccable du monde, son déterminisme absolu et perpétuel, son obéissance à une Loi unique et sa constitution d'une manière première simple (l'atome), a finalement débouché sur la complexité du réel.
On a découvert dans l'univers physique un principe hémorragique de dégradation et de désordre (second principe de la thermodynamique).
Puis, à la place supposée de la simplicité physique et logique, on a découvert l'extrême complexité micro-physique ; la particule est, non pas une brique première, mais une frontière sur une complexité peut-être inconcevable.
Le cosmos est, non une machine parfaite, mais un processus en voie de désintégration et d'organisation à la fois. »
« Enfin, il est apparu que la vie est, non pas une substance, mais un phénomène d'auto-éco-organisation extraordinairement complexe qui produit de l'autonomie.
Dès lors, il est évident que les phénomènes anthropo-sociaux ne sauraient obéir à des principes d'intelligibilité moins complexes que ceux désormais requis pour les phénomènes naturels. Il nous faut affronter la complexité anthropo-sociale, et non plus la dissoudre ou l'occulter.
La difficulté de la pensée complexe est qu'elle doit affronter le fouillis (le jeu infini des inter-rétroactions), la solidarité des phénomènes entre eux, le brouillard, l'incertitude, la contradiction. Mais nous pouvons élaborer quelques-uns des outils conceptuels, quelques-uns des principes pour cette aventure, et nous pouvons entrevoir le visage du nouveau paradigme de complexité qui devrait émerger. »

3/ L'Approche systémique dans les relations humaines

... Au commencement était la Relation.

plus batesonGregory Bateson est un anthropologue, psychologue, épistémologue américain, né le 9 mai 1904 à Grantchester au Royaume-Uni et mort le 4 juillet 1980 à San Francisco.
Influencé par la cybernétique, la théorie des groupes et celle des types logiques, il s'est beaucoup intéressé à la communication (humaine et animale), mais aussi aux fondements de la connaissance des phénomènes humains.
Il est à l'origine de ce que l'on appelle l'école de Palo Alto.

« Quand on qualifie d'habitude un individu, on va dire qu'il est dépendant, agressif, ou fier, ou autoritaire.
Il est absurde de parler de « dépendance », « d'agressivité », de « fierté », ou "d'autorité" car de tels mots trouvent leur origine dans ce qui se produit entre des personnes, et non dans un ceci ou cela qui se situerait à l'intérieur d'une personne.
Ainsi pour un systémicien l'autorité n'est pas contenue dans un sac à l'intérieur d'une personne, mais elle est une qualité émergente, une propriété qui émerge d'une relation entre deux ou plusieurs personnes. »

La systémie et les relations humaines...

L'approche système est une démarche active profondément novatrice.
Elle permet de dépasser l'éternelle question des rapports du groupe et de l'individu, en adoptant une démarche intégratrice.
L'individu est considéré comme un acteur singulier, immergé dans un bain relationnel dont il ne peut s'abstraire, et membre d'un système humain (famille et/ou institution) possédant sa culture, ses règles et ses contradictions internes spécifiques.
Individu, Relation, Système forment une triade incontournable.
Vouloir observer et intervenir sur l'un en négligeant les deux autres éléments est une simplification dont les conséquences peuvent se révéler redoutables, ou à tout le moins mener à des impasses décrites par Paul Watzlawick sous le vocable de « toujours plus de la même chose ».
Dans un système il y a toujours trois niveaux : Le niveau de la globalité, Le niveau des relations, Le niveau des entités de bases, ou éléments. Un système est composé d'individus avec leur psychologie propre, de relations et d'interactions entre ces individus, ces relations obéissent à des règles spécifiques, et ces mouvements interrelationnels se déroulent dans un contexte, celui du groupe constitué avec ses croyances, son histoire, ses finalités, son organisation etc..
C'est l'ensemble de ces trois angles d'approche qui constitue l'objet de la démarche systémique, à savoir les personnes, les relations, les règles du groupe, et les interactions entre ces trois niveaux
Là est la spécificité de l'approche système!

« Pas de globalité sans relations et sans éléments,
Pas de relations sans globalité et sans éléments,
Pas d'éléments sans globalité et sans relations. »

 

• Domaines d'utilisation de la systémie

Tout groupe organisé peut bénéficier d'une analyse systémique :

Si la famille fut à partir des années 1955 un espace d'étude et d'intervention pour la Systémie il va de soi qu'elle a montré tout son intérêt dans deux directions distinctes :

- L'étude systémique des groupes institutionnels :
La pensée systémique peut s'appliquer à comprendre des systèmes plus grands tels que l'organisation des différents établissements scolaires, hospitaliers, psychiatriques... Ces systèmes institutionnels ont aussi leur structure, avec des rôles, des règles, des jeux relationnels passés et présents, des finalités, une histoire. Mara Selvini-Palazzoli et son équipe fournissent plusieurs lectures systémiques de différentes organisations dans leurs volumes Le magicien sans magie et Dans les coulisses de l'organisation.

- L'étude systémique des relations entre plusieurs systèmes comme famille-institutions:
RESEAU s'est fait une spécialité dans le domaine des relations complexes familles-institutions de soins pour enfants et notamment dans l'étude des systèmes de parentalité lors du placement d'enfants. L'un d'entre nous a mené des recherches approfondies dans cette voie. (voir plus loin dans le chapitre Recherche)

 

• La compétence des Familles

« La famille est une organisation subversive. En fait c'est l'organisation subversive par excellence et la seule permanente. La famille est la seule institution qui, tout au long de l'histoire, et de nos jours encore, se soit attachée à spolier l'État.

La famille est l'ennemi constant et persistant de toutes hiérarchies, églises et idéologies. Autant que les dictateurs, les évêques et autres commissaires du peuple, l'humble curé de paroisse et l'intellectuel de café sont en butte à l'hostilité permanente et inflexible de la famille et à sa détermination de résister jusqu'au bout à toute ingérence. »
C'est un historien anglais, Ferdinand Mount qui écrit ce texte provocateur en 1982 dans un livre méconnu paru en français en 1984 aux éditions Mardaga sous le titre « Famille subversive ». Il développe l'idée que loin d'être une simple organisation relais à l'intérieur d'une société, la famille entretient avec la société des rapports complexes tout à la fois opposés, complémentaires et antagonistes.

La famille comme système est une entité qui a sa vie propre en dehors des individus qui la composent, enfants, parents, grands parents etc. et en dehors des ensembles sociaux avec lesquels elle dialogue, voisinage, quartier, école, et autres structures sociales.
Les systémiciens disent que la famille a des qualités émergeantes, autopoïétiques.
Nous dirons qu'elle a une compétence.
La compétence de la famille est de permettre le développement, la maturation, la croissance de ses membres. La famille sait analyser les problèmes rencontrés au quotidien et trouver des solutions.
Malheureusement, il arrive à la famille de trouver des solutions qui génèrent en son sein une perte de confiance dans sa propre compétence, chez les enfants et les parents une certaine souffrance, appelée parfois symptômes.

Travailler avec la famille, c'est l'accompagner dans la redécouverte de ses compétences propres.

L'intervenant systémique, au contraire d'autres écoles de pensée, est dans une attitude de respect vis à vis des individus et de la famille. Il n'apporte pas la compétence de l'extérieur, il permet à la famille de retrouver sa compétence propre.
La compétence du systémicien est une métacompétence. Celle d'aider la famille à retrouver la sienne, à imaginer des solutions alternatives et singulières.